Alysa Liu, championne olympique de patinage artistique et engagée avec ONU Femmes, lutte contre les stéréotypes qui façonnent le rapport des femmes et filles au sport.
Sports
Alors que le sport féminin bénéficie d’une reconnaissance sans précédent, de nombreuses athlètes sont encore confrontées à des inégalités salariales, à des opportunités limitées, à une sous-représentation aux postes de direction et à des environnements peu sûrs. Les femmes et les filles — en particulier celles en situation de handicap, issues de l’immigration ou confrontées à des discriminations croisées — continuent de surmonter des obstacles systémiques, tant sur le terrain qu’en dehors. Qu’il s’agisse de salaires équitables, de la protection de la maternité, de mesures de protection renforcées contre la violence ou d’une plus grande inclusion dans la prise de décision, parvenir à une véritable égalité nécessite bien plus que de simplement célébrer les succès.
Mohamed Lahna est né à Casablanca, au Maroc, avec une malformation qui l'a privé de fémur droit.
Nous sommes 8 milliards, mais une seule équipe : celle qui agit pour un avenir meilleur et une planète en bonne santé.
Un dunk spectaculaire. L’éclair d’Usain Bolt. Les bras croisés de Mbappé après un but... Les athlètes, souvent considérés comme des marques culturelles à part entière, savent saisir ces moments et exploiter leur valeur commerciale. Dans ce domaine, le droit des marques revêt une importance croissante. Les déposants sollicitent désormais activement la protection non seulement de leurs noms et de leurs logos, mais aussi de leurs mouvements et séquences signature. Mais à l’heure où l’intelligence artificielle (IA) est utilisée pour reproduire, manipuler et commercialiser les mouvements des personnes, voire leur apparence, le droit des marques est-il toujours adapté ?
Les athlètes pratiquant le patinage artistique, la gymnastique et d’autres sports chorégraphiés utilisent régulièrement de la musique sans avoir obtenu les droits nécessaires. En 2014, lorsque Sony Music Entertainment a poursuivi plusieurs sociétés de musique pour cheerleading, Chantal Epp, championne du monde de cette discipline, y a vu une occasion à saisir. Sa start-up, ClicknClear, obtient des licences d’exploitation musicale pour les athlètes olympiques et amateurs des grandes disciplines sportives. Cette entreprise figurait parmi les lauréates de l’édition 2025 des Prix mondiaux de l’OMPI, illustrant la manière dont la propriété intellectuelle peut être utilisée stratégiquement pour trouver des solutions à certains des plus grands défis mondiaux.
Comment le sport, la science et la solidarité féminine peuvent contribuer à mettre fin à la violence
Au Paraguay, où près de 8 femmes sur 10 ont été victimes d'une forme de violence sexiste au cours de leur vie, de jeunes femmes scientifiques, athlètes, musiciennes et autres s'efforcent de lutter contre ce fléau en participant à une campagne contre la violence menée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). L'initiative « Je veux vivre ainsi ! Sans violence » utilise les réseaux sociaux, des concerts et des activités communautaires telles que la peinture murale pour sensibiliser au droit de vivre dans un monde sans violence. Elle a obtenu le soutien de partenaires des secteurs public et privé, d'organisations de la société civile et d'institutions sportives, et a pris de l'ampleur depuis son lancement en 2022.
En répondant aux besoins des communautés déplacées, l'OIM s'efforce de ne pas oublier la santé mentale et le soutien psychosocial. Cela passe par le sport, les clubs de jeunes et les événements culturels. Dans ce contexte, le football est plus qu'un jeu. C'est un rappel de l'identité.
Alors que les Jeux olympiques de Paris 2024 touchent à leur fin, le HCR rend hommage à l'équipe olympique des réfugiés pour ses résultats au cours des deux dernières semaines.
La boxeuse et réfugiée Cindy Ngamba a remporté la première médaille de l'histoire de l'équipe olympique des réfugiés, après avoir gagné son combat en quart de finale et s'être assuré au moins une médaille de bronze.
Pratiquer le sport sans discrimination d’aucune sorte est considéré comme un droit humain en vertu de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour garantir le plein respect des droits humains, la non-discrimination et l’intégration dans le sport. De nombreuses personnes continuent de rencontrer des difficultés pour exercer leur droit de participer à des activités sportives, notamment les athlètes vivant dans la pauvreté, ceux qui prennent la parole, les athlètes handicapés, les réfugiés, la communauté LGBTIQ+, les femmes et les peuples autochtones. Le HCDH collabore avec diverses associations et acteurs du monde du sport, et a récemment établi un partenariat avec la World Players Association, une organisation de la société civile, afin de l’aider à donner aux athlètes les moyens d’utiliser les mécanismes relatifs aux droits humains pour promouvoir leurs droits.
Le changement de la donne est en cours. Pour la première fois dans l’Histoire, les hommes et les femmes concourront en nombre égal aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. Cette représentation égale parmi les athlètes fait de ces Jeux d’été les premiers à atteindre la parité hommes-femmes. Les progrès ne s’arrêtent pas là. Avec une audience attendue de 3 milliards de personnes, les Jeux de cette année été délibérément programmés de manière à permettre une couverture égale des épreuves masculines et féminines aux heures de grande écoute. Les Jeux incluront également un plus grand nombre de compétitions féminines et mixtes, offrant ainsi davantage d’opportunités aux femmes de remporter des médailles.
Une exposition de photos à Paris, organisée à Paris pendant toute la durée des Jeux olympiques et paralympiques, témoigne de l'importance du sport pour les réfugiés et les personnes déplacées. Organisée par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la Fondation olympique pour les réfugiés et la Ville de Paris, l'exposition illustre la capacité du sport à améliorer la vie des personnes déplacées de force, que ce soit en leur permettant de nouer des amitiés durables, de combattre les attitudes négatives, de renforcer la cohésion sociale ou d'emmener les meilleurs et les plus talentueux d'entre eux jusqu'aux Jeux olympiques. L'un d'entre eux est Abbas, qui est né sans bras. Après être devenu champion national de natation paralympique en Afghanistan, il a été contraint de fuir en raison des persécutions. Il s'est réfugié en Turquie avant d'être réinstallé aux États-Unis, où il a été sélectionné pour faire partie de l'équipe paralympique des réfugiés de Tokyo 2020.
Le relais de la flamme olympique de Paris 2024 met à l’honneur une trentaine de sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Découvrez-les !
Le sport féminin est en pleine ascension, atteignant de nouveaux sommets et pulvérisant des records. Pourtant, de nombreux écarts subsistent entre les hommes et les femmes.














