Droits de l'Homme

Une femme en train de prier.

Grâce à des mécanismes comme les actions urgentes du Comité contre les disparitions forcées (CED), les familles de personnes disparues de force peuvent solliciter une intervention des États. Depuis 2012, 569 disparus ont été localisés, dont 435 vivants, mais beaucoup de cas restent non résolus. Les familles, souvent abandonnées, supportent un lourd fardeau émotionnel et financier. Bien que des outils comme le Groupe de travail sur les disparitions forcées existent, seuls 78 États ont ratifié la Convention internationale contre ces crimes. La question persiste : « Où sont-ils ? », rappelant aux États leur devoir d’agir.

Une femme se tient debout devant une porte. Un rideau rose cache l'entrée de l'appartement situé derrière elle.

Au Honduras, les pratiques administratives consistent généralement à enregistrer les propriétés au nom des hommes, même lorsque ce sont les femmes qui assurent le travail agricole et la vie familiale, une inégalité structurelle que le HCDH a identifiée comme l’un des principaux obstacles à un accès effectif à la terre. Nolvia Albertina Ovando, dirigeante du mouvement des femmes paysannes de Galilée, une petite communauté rurale au Honduras, a décidé avec 115 autres femmes de s’organiser et de revendiquer ce qu’elles considèrent comme un droit fondamental : un lieu à elles à cultiver et pour nourrir leurs enfants.

Une femme regarde par une fenêtre sans vitre dans un bâtiment de fortune.

Le Libéria, premier État indépendant d’Afrique, a enduré 14 ans de conflit civil entre 1989 et 2003. Plus de 250 000 personnes ont été tuées, principalement des civils, et l’état de droit s’est effondré dans une grande partie du pays. Plus de deux décennies après la fin des guerres civiles au Libéria, les efforts menés pour traduire en justice les auteurs d’atrocités de masse s’intensifient, le gouvernement s’apprêtant à mettre en place des tribunaux chargés de juger les crimes de guerre et crimes et économiques, dont la création avait été longtemps reportée.

Une personne portant un seau rempli de gomme arabique.

Dans les forêts d’acacias du Soudan, une résine utilisée et commercialisée depuis l’Antiquité continue de servir de liant dans des produits vendus dans le monde entier. La gomme arabique est l’un des produits d’exportation les plus importants du pays. Cela étant, un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme détaille la manière dont l’économie de guerre du Soudan contribue à alimenter le conflit tout en exposant le commerce de la gomme arabique à de graves risques en matière de droits humains.

Une femme souriante, portant un foulard blanc.

Après avoir fui le conflit au Soudan, de nombreux avocats se sont retrouvés dans l’impossibilité d’exercer leur métier dans les camps de réfugiés de l’est du Tchad, malgré leurs compétences et leur expérience. Un programme de formation soutenu par le HCR et mis en œuvre en collaboration avec le Barreau tchadien les aide à se familiariser avec le droit tchadien, à obtenir une certification et à reprendre leur activité juridique. Les diplômés fournissent désormais une aide juridique, sensibilisent aux droits des réfugiés et aident leurs compatriotes réfugiés à s’y retrouver dans des systèmes juridiques qui leur sont inconnus. Pour des participants comme Amira, Mohamed et Amni, ce programme leur redonne un but, leur dignité, un moyen de subsistance et la capacité de soutenir leurs communautés tout en reconstruisant leur propre vie en exil.

Une femme en tenue traditionelle assiste à une conférence.

Des participants assistent à la discussion informelle de haut niveau organisée pour commémorer le vingtième anniversaire du Conseil des droits de l'homme. Créé pour garantir les libertés fondamentales, le Conseil des droits d

Un enfant assis, un casque sur les oreilles, regarde l'appareil photo tandis que les autres personnes apparaissent floues sur la photo.

Un groupe d’enfants et de jeunes a élaboré un ensemble inédit de normes, intitulé « Incluez-nous ! », pour garantir leur participation significative, sûre et inclusive lors d’événements mondiaux. Ces normes, structurées en trois phases (avant, pendant et après les événements), visent à guider les organisateurs afin que les enfants ne soient plus de simples bénéficiaires passifs, mais des acteurs actifs dans les décisions qui les concernent, selon le principe « Rien pour nous sans nous ». Cette initiative, portée par le Groupe de travail sur les enfants et les jeunes du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, souligne l’importance de refléter leurs réalités dans les lois, politiques et programmes qui les impactent.

Une personne en situation de handicap est filmée en contre-plongée à bord d'un transport en commun en milieu urbain.

Une personne sur 15 dans le monde est en situation de handicap. Bien que ces personnes représentent une part importante de la population mondiale, elles sont confrontées à des restrictions jusqu’à 15 fois plus importantes que les autres en matière de participation et de mobilité, principalement en raison de l’inaccessibilité et du coût prohibitif des transports Un nouveau rapport du HCDH sur les infrastructures inclusives a été présenté au Conseil des drois de l'homme. Ce rapport se concentre en particulier sur les infrastructures de transport et de logement. Le rapport présente plusieurs exemples de bonnes pratiques à travers le monde, au Pkistan, au Brésil ou encore en Islande.

Un groupe de personnes dans une salle de réunion

De l’antisémitisme sur les campus universitaires aux mosquées et églises endommagées, les minorités religieuses sont systématiquement refoulées en marge de la vie publique, parfois au prix de leur vie. Le HCDH a récemment présenté au Conseil des droits de l’homme un rapport exposant la violence, la discrimination et l’incitation à la violence fondées sur la religion dont font l’objet les chrétiens, les juifs, les musulmans et d’autres minorités religieuses dans le monde, tant en ligne que hors ligne. Ce rapport souligne le renforcement de la discrimination qui découle des outils d’intelligence artificielle et de prévision utilisés par les services répressifs. Ces systèmes fondés sur les données présentent fréquemment d’importants biais qui « pénalisent en particulier les minorités raciales, ethniques et religieuses ».

Un enfant marchant sur un sentier rocailleux et sec.

La dégradation de l’environnement est à l’origine d’une crise mondiale des droits humains, privant des milliards de personnes de leur droit à l’eau potable et à l’assainissement. Une note d’orientation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en garde contre le fait que le changement climatique, la pollution et la destruction des écosystèmes compromettent l’obligation des États de garantir à tous une eau disponible, accessible, abordable, salubre et acceptable. Ces conséquences touchent de manière disproportionnée les groupes marginalisés, notamment les femmes et les filles, les enfants, les peuples autochtones et les personnes vivant dans la pauvreté.

Shahaddah Jack

À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d’espoir.

Deux personnes qui s'étreignent, dont l'une est floue.

Cinquante-cinq ans après la disparition de Rubens Paiva, victime d’une disparition forcée pendant la dictature militaire brésilienne (1964-1985), ses filles Ana Lúcia et Beatriz se sont rendues à Genève pour partager l’histoire de leur famille devant le Comité des Nations Unies des Disparitions Forcées, à l’ouverture de sa 30e session. Le président du Comité, Juan Pablo Albán, les a accueillies directement depuis la tribune. « L’histoire de votre famille est un témoignage important sur la réalité des disparitions forcées, leurs conséquences dévastatrices et l’importance de la vérité et de la mémoire », a-t-il déclaré. « C’est un honneur pour nous tous de vous écouter. »

Illustration ou photographie symbolisant l’impact des deepfakes sur les femmes : une silhouette féminine entourée d’écrans numériques affichant des contenus manipulés par IA, évoquant la vulnérabilité, l’absence de protection juridique

Les deepfakes, des contenus manipulés par IA, sont de plus en plus utilisés pour créer des images ou vidéos sexualisées de femmes sans leur consentement. Selon un rapport de 2023, 98 % des deepfakes en ligne sont à caractère pornographique, et 99 % ciblent des femmes. Malgré l’ampleur du phénomène, les victimes peinent à obtenir justice : les lois sont obsolètes, les plateformes réagissent trop lentement, et les systèmes judiciaires manquent de moyens pour enquêter efficacement. Les victimes, souvent revictimisées par des procédures complexes et stigmatisantes, choisissent parfois de se taire. ONU Femmes appelle à des lois plus strictes, à une meilleure formation des forces de l’ordre, à la responsabilité des plateformes et à un soutien accru pour les victimes, afin de lutter contre cette crise mondiale.

Plusieurs personnes s'étreignent à la tribune de l'Assemblée générale

Sara Weinstein, survivante de l'Holocauste,  embrasse ses enfants et petits-enfants après avoir pris la parole lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste organisée par