À mesure que les conflits se propagent et s’intensifient, les salles de classe se retrouvent de plus en plus souvent prises entre deux feux, et les attaques visant l’éducation ne cessent d’augmenter. La Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques (9 septembre) pose une question urgente : « L’éducation peut-elle survivre aux attaques ? » Le nouveau plan d’action de l’UNESCO
vise à aider les écoles à se préparer aux attaques, à protéger l’apprentissage en période de crise et à se relever par la suite. Qu’il s’agisse de soutenir les enseignants, de remettre en état les salles de classe ou de créer des lieux d’apprentissage plus sûrs, l’objectif est de maintenir l’éducation en vie là où elle est le plus nécessaire.
Education
La petite enfance, de la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans, représente une période unique au cours de laquelle le cerveau des enfants développe les bases qui détermineront leur façon d’apprendre, de vivre et d’interagir avec les autres tout au long de leur vie. Mais malgré cela – et tous les avantages de l’éducation de la petite enfance (EPE) –, ce secteur peine encore à trouver sa place dans les plans, les budgets et les systèmes éducatifs. L'UNESCO et ses partenaires ont proposé un cours en ligne de huit semaines début 2026, afin de proposer des options pratiques permettant de développer l’EPE de manière à faire une réelle différence.
Selon le premier rapport de l’UNESCO sur les tendances mondiales de l’enseignement supérieur, le nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale a plus que doublé ces vingt dernières années, pour atteindre 269 millions en 2024. La mobilité internationale a triplé au cours de la même période, avec près de 7,3 millions d’étudiants à l’étranger, dont la moitié dans des pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes dans l’enseignement supérieur, mais elles restent minoritaires dans les études doctorales. De fortes disparités géographiques subsistent, se traduisant par des taux de scolarisation et d’achèvement inférieurs dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne.
Les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale. Ils constituent un ressort essentiel pour le développement durable, l'innovation et la transformation sociale. Cependant, ils sont touchés de manière disproportionnée par la pauvreté, les inégalités et l'accès limité à une éducation de qualité et à des emplois décents. Lorsqu'il s'agit de façonner l'avenir de l'éducation, les jeunes ont un rôle primordial à jouer : ils sont les bénéficiaires des programmes éducatifs et leur avenir en dépend.
De nouvelles écoles dans des communautés autochtones et quilombolas à travers le Brésil ouvrent l’accès à l’éducation et à de nouvelles possibilités pour des jeunes vivant loin des centres urbains.
En réponse à la grave perturbation de l’éducation à Gaza, des initiatives menées l'UNESCO aident les jeunes à poursuivre leur éducation et à préserver leurs espoirs, malgré le conflit en cours.
Avec l’intelligence artificielle en train de transformer l’éducation, l’UNESCO appelle à ce que les enseignants et enseignantes soient au centre de ce changement. L’avenir de l’éducation commence avec les enseignants et enseignantes. Ce sont eux qui donnent vie à l’apprentissage. Ils construisent des liens humains qu’aucun dispositif ne peut reproduire. Ils aident les étudiants à développer des compétences qu’aucune machine ne peut enseigner, telles que la pensée critique, le raisonnement éthique, l’intelligence émotionnelle et le sentiment d’appartenance sociale.
Depuis plus de 20 ans, l'UNOPS aide le gouvernement argentin à améliorer les résultats scolaires et à garantir des opportunités d'apprentissage inclusives par le biais d'un soutien technique, d'une gestion de fonds et de processus d'achat transparents.
La Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire met en lumière les efforts déployés à l'échelle mondiale pour lutter contre la violence scolaire et le harcèlement en ligne.
La Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire met en lumière les efforts déployés à l'échelle mondiale pour lutter contre la violence scolaire et le harcèlement en ligne.
Cadette d’une famille de 12 enfants, Maimouna Ba est née et a grandi à Dori, petite ville située dans la vaste région aride et isolée du Sahel, à six heures de route de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Animée par une compassion innée et forte des valeurs de solidarité et de partage qu'elle cultive depuis l'enfance, Maimouna tend naturellement la main aux enfants déplacés qu'elle voit arriver par vagues successives à Dori, fuyant leurs régions d'origine pour échapper à la violence des groupes armés. « Je crois que l'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde », souligne-t-elle.
Les personnes deviennent apatrides pour des raisons indépendantes de leur volonté. Elles n'ont ni nationalité ni identité officielle et sont marginalisées et privées de leurs droits. Le fait de se retrouver sans nationalité a de graves conséquences sur leur vie, affectant leur scolarité, leur insertion dans la société, leur bien-être et leur accès à des opportunités économiques. À la fin de l'année 2023, le HCR indiquait que 4,4 millions de personnes étaient apatrides ou de nationalité indéterminée. Toutefois, en raison du manque de données précises et de la difficulté à recenser les personnes qui n'ont pas d'identité légale, il est largement admis que le nombre réel est bien plus élevé.
Ibrahim Abdulrahman a obtenu la meilleure note aux examens de fin d'études secondaires au Soudan en 2020. La guerre au Soudan a perturbé son rêve de devenir ministre de l'agriculture ainsi que l'éducation de millions de jeunes dans un pays où plus de 90 % des enfants en âge d'être scolarisés n'ont pas accès à une éducation formelle. Plus de 10 millions de personnes ont fui leur foyer au Soudan depuis le début de la guerre en 2023. Cet afflux sans précédent a mis à rude épreuve les ressources des communautés et les services publics dans l'Etat du Nil Blanc au Soudan. Le HCR fournit une assistance vitale aux personnes déplacées, notamment de la nourriture, de l'eau, des soins de santé et de l'argent.
La crise éducative en Haïti
Alors que les taux de scolarisation étaient déjà bas avant la dernière escalade de violence en Haïti, les fermetures d’écoles et les déplacements de masse privent des milliers d’enfants de leur opportunité d’apprendre.
Alors que 250 millions de filles et de garçons sont toujours exclus du système scolaire à travers le monde, l’UNESCO, dans un nouveau rapport, chiffre à 10 000 milliards de dollars par an le coût de la déscolarisation et des lacunes éducatives pour l’économie mondiale. À l'inverse, le rapport estime que réduire de seulement 10 % la proportion de jeunes quittant prématurément l’école ou n’ayant pas acquis les compétences de base permettrait d’augmenter la croissance annuelle du PIB. L’éducation apparaît donc comme l’un des meilleurs investissements faits par un pays. Dans son rapport, l’UNESCO formule dix recommandations pour atteindre l’objectif d’une éducation de qualité pour tous, dont la gratuité de l'enseignement primaire et secondaire financé par les pouvoirs publics, la réduction du nombre d'élèves par classe et la présence d'enseignants qualifiés et motivés.












